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🎧 Dans ce nouvel épisode du Challenger, nous partons à la rencontre d’Aurélie Vermesse, dirigeante-fondatrice du Clarance et présidente de la CCI Grand Lille.
Un échange puissant, à la croisée de l’entrepreneuriat, du leadership, de la résilience et de l’engagement. Une conversation sans fard avec une dirigeante qui a osé quitter le confort d’un poste de direction salarié pour créer un lieu unique et singulier. Un hôtel-restaurant pensé comme une maison. Un luxe loin des paillettes : humain, proche et sensible.
« J’ai eu une révélation, comme quelque chose qui est tombé du ciel. J’ai décidé de créer un hôtel restaurant à Lille, dans le Vieux-Lille ».
À 47 ans, Aurélie Vermesse retourne sur les bancs de l’école, se forme à l’hôtellerie, puis part d’une page blanche pour faire naître le Clarance en 2015. Acheter un immeuble, le transformer, inventer une signature, organiser une équipe, créer une expérience. Un vrai saut dans l’inconnu.
Dans un univers du luxe très codifié, elle choisit une autre voie : celle du raffinement sans strass, de l’exigence sans froideur, de la proximité sans flagornerie.
« C’est du luxe, mais du luxe proche, du luxe humain. Pas du luxe clinquant ».
Très vite, le Clarance s’impose. Neuf mois seulement après son ouverture, son restaurant décroche une étoile au Guide Michelin. Une surprise totale, vécue comme un cadeau.
Mais l’histoire entrepreneuriale n’a rien d’un long fleuve tranquille. Le Covid vient brutalement stopper l’activité. Fermeture immédiate, clients aux abonnés absents, frigos vides, charges qui continuent, recettes à zéro... Aurélie Vermesse évoque cette période avec une sincérité rare.
« Je me suis retrouvée toute seule dans cette grande bâtisse, avec tous les prélèvements bancaires qui continuaient à passer et plus rien qui rentrait ».
De cette crise, le Clarance en ressort plus fort. Pas indemne. Transformé. Il faut repenser l’organisation, le management, les ressources humaines. Dans un secteur profondément bousculé, Aurélie Vermesse apporte son expérience venue d’autres univers économiques et insuffle de nouvelles règles : plus de clarté, plus de simplicité, plus de bienveillance.
Mais une bienveillance exigeante. Une bienveillance qui dit les choses. Une bienveillance qui regarde la réalité en face.
« La bienveillance, ce n’est pas de la gentillesse ou le laisser-passer. C’est faire les choses avec honnêteté intellectuelle ».
Cette vision, elle l’incarne aussi à travers son comité de bienveillance, composé de femmes actionnaires à ses côtés. Un espace de recul, de franchise, de regard extérieur. Une manière de ne pas piloter uniquement par les chiffres, mais aussi par le sens, l’humain et la justesse.
Sa plus grande fierté depuis la création du Clarance ? « Être encore là !»
Une réponse courte. Mais intense.
➡️ À écouter dès maintenant !